Au milieu du XXème siècle, l'histoire des calculatrices est aussi celle des ordinateurs, la taille des machines ne permettant pas d'en faire des calculatrices "de poche". Mais peu à peu les machines se débarrassent de toutes leurs pièces mécaniques et bénéficient des progrès de la miniaturisation. Grâce aux transistors puis aux circuits intégrés, les ingénieurs de Texas Instruments mettent au point la première calculatrice à circuits intégrés en 1972, la TI2500.

Le marché de la calculatrice de poche est né. Hewlett Packard vient y rejoindre Texas Instruments, ainsi que les Japonais Sharp, Casio et d'autres marques aujourd'hui disparues. La mémoire de ces calculatrices est volatile et l'affichage est constitué de LED rouges à 7 segments, bref la calculatrice de mes parents qui clignotait quand j'arrivais à lui faire faire des calculs trop compliqués, c'est à dire dont le résultat dépassait 8 chiffres ... Mais très rapidement, les calculatrices auront des écrans à cristaux liquides qui ont l'avantage de pouvoir afficher beaucoup plus d'informations mais aussi de faire de sérieuses économies de piles !

La bataille des constructeurs sur les performances apportera à Hewlett Packard une excellente réputation dans le domaine scientifique et des fans inconditionnels de la marque. Cette course vers le haut de gamme fera naître des calculatrices programmables, notamment en langage basic, jusqu'à ce que Casio ait l'idée géniale de mettre sur le marché la première calculatrice graphique, la 7000G (celle avec laquelle j'ai passé mon bac !). Les calculatrices graphiques s'imposent alors pour leur facilité d'utilisation par rapport aux calculatrices programmables. En effet celles-ci offrent aux étudiants et aux scientifiques toutes les fonctions dont ils ont besoin sans avoir à les programmer.

Aujourd'hui, les calculatrices haut de gamme intègrent des fonctions de calcul symbolique. Les plus performantes comme la TI89 (celle que je conseille à mes élèves) permettent les développements, factorisations d'expressions littérales, dérivations, calculs d'intégrales, etc.

Depuis 1990, les calculatrices sont autorisées pendant l'épreuve du baccalauréat, mais la tendance actuelle est de les interdire ponctuellement, à l'épreuve de mathématiques ou de physique-chimie selon que le sujet l'exige ou non. L'interdiction est alors directement notifiée sur le sujet de l'épreuve.

(Cet article est le fruit du croisement de plusieurs sources, notamment du site personnel de Gérard Evrard.)