Les premières "machines à calculer" font leur apparition en Chine au 9ème siècle avant Jésus-Christ. Il s'agit alors de bouliers ou abaques que nous aurons du mal à qualifier de calculatrices ! A condition de convertir des chiffres en nombre de boules, et inversement, ces bouliers permettent d'effectuer les quatre opérations, addition, soustraction, multiplication et division. Ces deux dernières opérations peuvent toutefois s'avérer complexes à réaliser avec un boulier chinois, surtout s'il s'agit de grands nombres, nécessitant l'utilisation simultanée de plusieurs bouliers !

En Europe les chose débutent au XVIIème siècle avec des machines qui fonctionnent grâce à de complexes mécanismes d'horlogerie. En 1623, le pasteur théologien allemand Wilhem Schickard est l'inventeur de la première machine de ce type. En 1642, Blaise Pascal lui succède en dévoilant la célèbre pascaline alors qu'il n'est âgé que de 19 ans ! La pascaline permet d'effectuer l'addition, mais aussi la soustraction, grâce à un système de double affichage, la soustraction étant une addition déguisée. Près de trente plus tard, un autre allemand, Gottfried Wilhelm Leibniz, grand admirateur de Pascal travaille à perfectionner la pascaline pendant plus de vingt ans, jusqu'à parvenir à lui faire effectuer des multiplications et des divisions par additions successives.

Puis il faut attendre le XIXème siècle pour voir apparaître les machines de machines de Babbage, notamment l'impressionnante et inachevée machine à différences capable de fonctionner par un système de manivelles faisant tourner des roues par dixièmes de tours mais dont l'usage s'est limitée à être finalement exposée au musée ... Toutefois Charles Babbage dévoile quelques années plus tard, en 1833, une nouvelle machine capable de fonctionner avec des cartes perforées. Avec des cartes "nombres", "opérations" et "variables", cette machine est considérée comme l'ancêtre des ordinateurs modernes.

(A suivre dans Histoire récente de la calculatrice.)